Méditation sur deux soeurs centenaires

En écoutant les infos ce matin (le 08 décembre 2011), j’ai eu la bonne surprise de tomber sur une bonne nouvelle. Fait qui devient de plus en plus rare ces temps-ci.

Ce n’est pas la bonne forme des clubs français en Champion’s League ou l’exploit du FC Bâle d’avoir sorti Manchester United de la compétition. Mais il s’agit d’une nouvelle différente, une nouvelle toute simple et pourtant…
Elle concerne deux femmes : Suzanne et Germaine. Deux personnes qui se trouvent dans une situation difficile à notre époque. Elles sont centenaires et donc vivent la solitude, la dépendance et les difficultés que cela peut entraîner. Elles sont toutes les deux veuves et ont peu de famille. Elles ont des difficultés physique pour se déplacer. Bref ce n’est pas moi qui vais vous apprendre les souffrances que peuvent rencontrer les personnes de l’âge d’or dans notre société. Alors où est la bonne nouvelle dans tout ceci ? Et bien je vous propose d’écouter leur témoignage (une particularité à souligner avant l’écoute est qu’elles sont jumelles)  :

Témoignage

Voici deux sœurs qui, au lieu de vivre leurs difficultés chacune de leur côté, se mettent ensemble pour s’entraider. On pourrait presque arrêter là, car le témoignage nous touche déjà beaucoup. Mais permettez-moi quand même de revenir sur un fait dans ce témoignage qui me touche tout particulièrement. Ces deux dames ont besoin d’une canne. Mais quand elles sont ensemble, elles n’en ont pas besoin, car elles se soutiennent mutuellement. On aurait d’ailleurs bien aimé, les voir se déplacer de la sorte.
Je trouve que cette image illustre parfaitement  ce qu’est l’Eglise et l’utilité de tout ce que nous faisons ensemble.
Vous vous rappelez j’imagine de bons nombre de textes qui nous parle de l’importance accordée à notre prochain. Il faut l’aimer comme soi-même. Si on fait tel ou tel acte à notre prochain, c’est à Dieu lui-même qu’on le fait et l’on pourrait allonger encore et encore cette belle liste.
C’est déjà ici un premier point, celui de ne pas penser qu’à soi-même, de sortir de notre égoïsme et de regarder celui ou celle qui est dans la difficulté pour l’aider. Celui qui souffre comme moi, voir même plus que moi. Ce beau témoigne nous encourage à regarder autour de nous ceux qui ont besoin de canne pour aller les aider et de se rendre compte aussi que nous ne sommes pas seul.
Et si d’un côté il y a un extrême, celui de l’égoïsme, nous pouvons aussi être tenté de pratiquer le syndrome du bon samaritain qui consiste à venir en aide à son prochain pour repousser ses propres craintes et compenser ses besoins de soutient. En effet, l’autre extrême pourrait être celui où l’on se croit meilleur que l’autre, ou ne pas avoir besoin d’aide. Essayant de marcher tant bien que mal avec handicap. Tout en voulant aider les autres. Nous faisant vivre dans l’illusion que puisque j’aide quelqu’un qui a besoin d’une canne, je suis en pleine santé.

La beauté et l’importance de l’Eglise ne réside pas dans le fait qu’il y ait des gens exceptionnels qui vont pouvoir porter ceux qui sont malades. Des hommes et femmes immaculés, irréprochables, qui sont des exemples surnaturels.  Non, l’Eglise est un grand hôpital, où nous avons tous besoin d’une canne.

Cette canne qui peut être pour nous un lourd fardeau. Un objet de honte aussi, on se rend compte de notre faiblesse : je ne peux pas faire sans. Et bien l’Eglise est le lieux où je peux rencontrer d’autres personnes qui eux aussi ont une canne et nous pouvons ensemble les laisser de côtés pour pouvoir avancer, en se soutenant mutuellement dans la vie. Etre chrétien c’est être comme Suzanne et Germaine.

Seul nous sommes tous des handicapés, ensemble seulement nous pouvons avancer.

2 réponses sur « Méditation sur deux soeurs centenaires »

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  1. Ah!!! C’est bon ca!!! ^^
    C’est un très beau témoignage.. J’aime souvent dire: « L’Église est le corps de Christ. En toute logique, quand on se tape un orteil dans une porte, il faut le soigner… Tout le corps se met en mouvement, on pose un genoux a terre et on soigne notre malheureux orteil.. »
    L’idée que tout le corps se pli avec détermination sur le membre qui a mal, en posant un genoux a terre me parle énormément… N’est-ce pas effectivement ce que l’Église doit faire? Plier le genoux pour le membre qui souffre… Se soutenir pour marcher droit!!!
    Hey, c’est vraiment excellent!
    C’est magnifique, ces deux sœur qui se soutiennent et n’ont plus besoin de leur canne quand elles sont ensemble. Wa!
    Merci pour ce partage édifiant!

    1. Merci pour le commentaire et merci pour cette belle image, elle me touche également. C’est effectivement un très bel exemple de ce qu’est l’Eglise !
      Amitiés

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